16 окт. 2010 г.

Le temps de la rentrée.

Voici déjà le temps de la rentrée. A la réunion au club des Cernoises tout le monde pose la question: « Comment tes vacances se sont-elles passées ? »
Pendant mes vacances j’ai voyagé, j’ai découvert quelque chose de nouveau, j’ai survécu au cataclysme climatique (ou politique, comme on dirait en Russie) et j’ai essayé de ne pas oublier le français.

Premièrement, je me suis mis à lire « Le petit Prince » de Saint-Exupéry en français. C’est un livre philosophique. Quand j’étais enfant, je n’avais pas beaucoup compris. Maintenant ce livre m’a poussé à réfléchir sur les phrases aussi simples que profondes : « Tout le monde n’a pas eu un ami », « …on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ».
Puis quelqu’un a répondu à ma petite annonce à propos d’échanges linguistiques. C’était un homme dont la fille de 14 ans voulait essayer d’apprendre le russe. Je me suis souvenue qu’un jour j’avais acheté un livre « Le russe tout de suite » sur un marché aux puces. Il a attiré mon attention à cause d’un drôle de dessin sur la couverture – un cosaque volant au-dessus des coupoles d’une église orthodoxe. Alors, je suis devenue enseignante de russe pour une semaine. Côté français, c’était souvent le père de la fillette qui me faisait la conversation. Les week-ends il faisait beau et j’en profitais pour faire des randonnées.

Puis nous sommes allés en Russie. J’ai entendu parler qu’il faisait très chaud là-bas. Mais c’était difficile d’imaginer à quel point c’était dur dans une grande ville comme Moscou. La nuit je suis descendue du lit et je  dormais au ras du sol pendant une demi-heure avant que je n’aie les bras engourdis. Puis le vent a soufflé et la fumée est venue avec lui. C’était encore pire. L’image de Poutine éteignant l’incendie en hélicoptère a provoqué le mécontentement. Les volontaires réunis par livejournal  faisaient plus que le gouvernement.

Ce sont mes souvenirs de cet été – parfois bons, parfois mauvais. On dit que nous sommes prêts à travailler quand nous sommes fatigués de nous reposer. Est-ce que c’est vrai ? Moi, je suis reposée et j’en avais marre.